Petits chahuteurs

 Cela fait plus de 15 jours que je visite régulièrement  des sites où je pense pouvoir les observer.

 Mais il fait froid, humide . Et le vent ne les incite pas à sortir.

 Et surtout,à chaque fois  il y a une activité humaine à proximité.

 Et l’humain c’est malheureusement pour presque toutes les bêtes l’ennemi…Je ne renonce pas mais je me fais une raison: c’est loupé pour cette année.

 Je change complètement de secteur pour voir s’épanouir les premières orchidées.

 Et , il y a juste une semaine, une chevrette alarme, une renarde se faufile dans les herbes hautes.

 C’est loin, plus de 300m, mais peut être?

J’y retourne hier et au détour d’un chemin, à peine moins loin cette fois, je vois arriver la renarde et  les herbes qui s’agitent.

 Les petits surgissent et se jettent sur elle!!!

Difficile de trouver un emplacement pour les observer de plus près, c’est accidenté et plein de buissons de pruneliers et d’herbes sèches.

  Ce matin le vent n’est pas fort, de Sud Ouest, il y a des nuages, quelques courtes trouées de lumière.

 Je m’installe, un buisson me pique le dos, près de quatre heures d’attente et 30 minutes d’effervescence.

Magique, malgré le manque de soleil

Renouveau

En partant pour le bal des lièvres

j’ai rencontré un lièvre solitaire, deux chevreuils le long d’une haie

trois hirondelles perchées sur un fil.

Plus loin, des mésanges cueillaient les chenilles dans les fleurs des pruneliers…

 Dans la rosée il y avait un,deux, trois, quatre lièvres qui se suivaient,

grignotant un brin d’herbe à l’occasion, faisant un brin de toilette lors d’une pause, avant de reprendre leur ronde.

 En les quittant j’ai croisé trois chevreuils en pleine sieste,

 une pie bavarde  dans les pâquerettes, cinq moineaux sur un toit…

Instants fugaces et magiques

 une matinée calme, des oiseaux seulement au loin:

 des grues posées, un grand groupe en vol,

 des mouettes derrière un tracteur,

 des aigrettes et des canards pilets

 mais des projets d’approche et d’affut pour les jours à venir.

  Il est 11h45, de la route je perçois un mouvement dans l’herbe.

 Juste le temps de rentrer dans un chemin et déjà le chasseur est prêt à bondir

 L’observation n’a duré qu’une minute, et entre la première et la dernière image il y a 38 secondes!!!

 Le chat a traversé la route avec le mulot, une voiture arrivait qui heureusement a ralentie.

  Il y a quelques jours j’avais guetté ce chat sauvage en lisière de forêt sans penser qu’il traversait aussi la route départementale.

 

Floraisons vernales

Dans les sous bois, explosion des fleurs.

Floraisons courtes des plantes au sol, qui vont terminer la mise en réserve avant l’apparition des feuilles des arbres.

Et première floraison de pruniers.

Avant le printemps

Une journée ensoleillée,

 je guettais le retour des grands rapaces mais c’est l’un des plus petits oiseaux qui est venu vers moi.

Je m’étais posté sans le savoir trop près de l’endroit où ce troglodyte mignon construit son nid. J’ai reculé de quelques pas et il n’a plus cessé de transporter de la mousse.

 Il y a aussi eu une mésange bleue qui s’est perché au-dessus de moi pour décortiquer une faine et un couple de grimpereaux des bois qui cherchait un emplacement pour leur nid.

 Quand je les ai laissés au milieu de l’après midi j’ai surpris un brocard qui voulait changé de bosquet. Il n’a pas oser passer …Son pelage est tout peigné par les branches des buissons qu’il vient de traverser.

 J’ai attendu qu’il s’éloigne pendant que le pouillot véloce et la mésange nonnette  s’activaient dans les saules. Plus loin un étourneau gobait les dernières cenelles.

Il y a aussi eu de grands vols de pigeons ramier qui remontent vers le Nord et des grues qui font une étape dans leur grand voyage.

 

Premières floraisons

.

Juste un petit tour en forêt pour admirer le début de l’explosion printanière

 Un tapis de Nivéoles,

  le buisson de fleurs roses du Bois-joli,

 le soleil miniature des tussilages et les toutes premières scilles à deux feuilles.

 Bientôt les Jonquilles et un peu plus d’insectes sur les fleurs.

Il faisait un peu froid pour les insectes mais ce n’est que partie remise

Froid et lumière

en forêt

les roitelets accompagnent les mésanges nonnettes et bleues

Pendant que les acrobates,tarins des aulnes insensibles au vent, décortiquent les cônes des aulnes glutineux

Les grives et les merles se gavent de cenelles, il fait vraiment froid

 et sur l’étang gelé les cygnes et foulques attendent des jours meilleurs

les aigrettes guettent les rares poissons entre les roseaux où l’eau n’est pas gelée

Sarcelles et harles piettes ne quittent pas les dernières eaux libres

Noir et blanc

Billebaude au bord de l’étang

cygnes qui me survolent, oiseaux blancs

oies très loin

lumière dans les feuilles marcescentes.

Le ciel redevient gris

un faucon crécerelle chasse un mulot

une pie, deux pies, trois pies , un corbeau freux, quatre choucas des tours, oiseaux noirs

En rentrant les crocus, prémices du printemps

Par tous les temps

« La vie passe, mystérieuse caravane

dérobe lui sa minute de joie » Omar Khayam (poète persan 1048-1131)

.

.

 Il y a deux jours, matin d’averses de neige

 en lisière j’approche les grues

 un chevreuil traverse, le renard me surprend, flamme rousse et fugace.

Sur l’eau, sous la neige un harle, paysage du Nord

Le lendemain pluie et fonte de la neige,

des étangs et des flaques partout

les grues découvrent un autre pays.