Grues cendrées

Aurores , paysages de brumes…

un vent très léger étire le brouillard

mais alerte aussi les chevreuils.

Les grues cendrées sont de passage, par petits groupes, d’abord puis en troupes plus importantes. Elles passent par vagues et se font entendre jusque dans la nuit.

 Certaines qui ont choisi de faire une étape tout près du village.

Elles se regroupent dans les pâtures avant de regagner leur dortoir juste avant la nuit

Elles claironnent, appelant les membres de leur famille.

 Je rentre à la lueur de la lune…

Grandes aigrettes

Les vannes sont ouvertes, la pêche est prévue avant la fin d’octobre.

Le niveau d’eau qui baisse fait apparaitre les vasières sur les berges.

S’y regroupent les aigrettes et parfois quelques limicoles

Commencé dans le brouillard le ballet des aigrettes se déploie au soleil.

Les poissons sont très convoités. Dans une grande agitation, cormorans, mouettes , aigrettes et hérons n’ont plus qu’un seul but ,faire bombance.

 Parmi les aigrettes il y en a une qui est encore en plumage nuptial, bec noir, pattes rouges et lores bleu-vert . Elle a encore quelques longues plumes.

 Et j’ai eu la visite, tout près, d’un oiseau rare, un Ibis falcinelle!! L’espèce niche près de la mer Noire et dans le delta du Danube.

Petites bêtes et fin de l’été

Au tout début d’octobre,

Au ras du sol , un autre monde où, patiente, l’araignée attend. La thomise vient d’attraper un papillon

Un minuscule crapaud traverse le chemin, c’est dangereux pour lui de se retrouver ainsi à découvert en plein jour.

Et c’est au crépuscule que cette femelle de lucane cerf volant s ‘est posée dans l’herbe. C’est la fin pour elle, elle a pondu dans une souche où les larves vont se développer 4 à 6 ans

Toute ces petites bêtes feraient bien l’affaire du petit hérisson qui se promène, lui aussi en plein jour.

Dans les prés les colchiques fleurissent encore et dans les sous bois , il est possible de trouver cette année des girolles, pieds de moutons et des bolets .

En fin de journée, j’ai trouvé, qui se chauffaient sur le chemin, deux orvets et un crapaud.

Prairies et pelouses sèches

Derniers feux de l’été

Floraison automnale des gentianes, j’ai trouvé en plus de la gentiane champêtre une petite station de gentianes ciliées, et les derniers papillons de la saison. Comment ont ils échappé à cette étendue de toiles tendues par les araignées à l’affut?

Les milans royaux passent , quelques faucons hobereaux sont encore présents.

Le pelage des chevreuils s’épaissit, lentement ils se préparent au froid et le rouge-gorge se remet à chanter

Assec

L’étang est resté vide tout l’été, avec juste un peu d’eau dans la partie la plus profonde.

La végétation s’est développée dans l’assec.

Riche en trèfles qui attirent les chevreuils.

Et le niveau d’eau lentement remonte . Cela attire les oiseaux herbivores mais aussi, avec le retour des poissons, les hérons et les grèbes.

Aigrettes

 Au bord des étangs ou dans les champs, le retour des grandes aigrettes ne passe pas inaperçu.

Assis  au bord d’un étang, derrière un arbre mort en partie tombé dans l’eau et caché par le feuillage encore relativement dense, j’ai attendu.

 Toute modification dans leur paysage habituel intrigue les oiseaux. Les canards colverts et les oies ont manifesté bruyamment leur inquiétude et ont fait un détour en passant devant moi.

 Les cormorans se sont bientôt perchés en nombre à proximité, puis les aigrettes.

Les plus proches ont scruté les feuilles pour discerner une éventuelle menace dans la masse sombre que je formais

Lorsque le héron s’est posé à moins de 5 mètres je me suis vu démasqué, mais il  n’a manifesté sa contrariété  que par des cris, hérissement de plumes, sans s’envoler.

La difficulté était grande de réussir une image en déplaçant l’objectif centimètre par centimètre pour profiter d’une trouée entre les feuilles sans me faire découvrir avant la nuit.

Papillons

Ballet aérien d’ailes légères, une poursuite d’ une demi douzaine de papillons blancs tachés de noir s’élève au-dessus de la haie. Ils redescendent pour butiner les fleurs d’Asters qui s’épanouissent à l’abri du vent du Nord. J’ai compté jusqu’à dix-sept Piérides ensembles dans le jardin.

Presque aussi nombreux les Paons du Jour semblent disparaitre quand ils ferment leurs ailes. Leurs chenilles ont fait leur régal des orties du bord des chemins.

Plus éclatants, les Petit Nacrés changent rapidement de fleur à la moindre ombre qui les effleure .

Les Belles Dames font le plein de nectar, elles ont besoin de beaucoup d’énergie pour leur voyage vers le sud. Certaines, nées parfois bien plus au nord, vont tenter de regagner les bords de la Méditerranée voire l’Espagne ou le Maroc avant de revenir l’année prochaine.

Les Paons du jour vont chercher des abris, dans un lierre épais, une cave ou un grenier où ils vont attendre le printemps pour ressortir. Comme le Citron qui passe tout l’hiver caché à l’abri et vole parfois dès les premiers jours de mars. Une autre espèce qui hiverne mais qui a une première génération en juin-juillet, le Robert-le-Diable (Polygonia c-album) qui comme son nom l’indique, a une tache en forme de C blanc au revers des ailes postérieures.

D’autres passent l’hiver au stade d’œufs, de nymphe ou de chenille. Les plus rares et menacés sont les azurés et cuivrés. La plupart des espèces pondent leurs œufs sur des plantes pour lesquelles leurs chenilles sont spécifiques. Certaines espèces sont ainsi inféodées strictement à des milieux particuliers où ces plantes vivent et sont souvent menacées de disparition quand ces milieux régressent.

Certains Azurés, comme Lysandra coridon, etc.), ont des chenilles qui, après leur troisième mue, se laissent capturer par des fourmis qui les entraînent dans leur fourmilière (ou gagnent la fourmilière par elles-mêmes). Là, la chenille va se nourrir des œufs et des larves des fourmis, mais en échange, la chenille, puis la nymphe, vont sécréter des jus sucrés qui semblent faire le bonheur des fourmis qui les lèchent.

Fin d’été

Fin d’été remarquable: cela fait maintenant un mois que les cigognes noires stationnent dans les prairies humides. Elles alternent les reposoirs, toujours à proximité des ruisseaux ou petits étangs où elles vont pêcher.

Sur les étangs, les aigrettes et les hérons prospectent les berges . Méfiants, ils le sont cependant moins que les cigognes qui détectent le moindre changement dans le paysage.

Toujours sur le qui-vive, les comportement des oiseaux rappellent les siècles de persécutions dont ils ont fait l’objet et qui continuent… Les pygargues et balbuzards s’enfuient dès qu’ils repèrent une présence humaine à moins de 500 mètres!

Les oies cendrées s’envolent à l’aube de l’étang sur lequel elles ont passé la nuit pour aller dans les chaumes glaner les grains tombés de la moissonneuse.

Jours mémorables

13 septembre

6h15, je marche de nuit vers la lisière. Malgré mes précautions j’ai l’impression de faire un bruit d’enfer en marchant sur les feuilles sèches et les brindilles du sous bois.

6h50, la brume s’étire, un mouvement dans l’herbe… Un chat sauvage qui réagit trop vite aux déclics de l’appareil.

7h45, le soleil s’est levé, la lisière est encore dans l’ombre. Un renardeau mulote le long des roseaux. Il vient à dix mètres déposer sa signature sur une motte de terre.

8h40, un tour d’horizon avec les jumelles sur l’étang, je découvre le juvénile de pygargue; Je ne l’ai pas vu arriver mais le passage d’un grumier sur le chemin le fait s’envoler…

9h20, une aigrette se pose sur la même branche

Sortie en fin de journée

17h30 à 19h30, les oiseaux restent loin, le jour décline les geais passent en criant. Un merle alarme longuement , un bruissement derrière moi , je distingue à peine la fuite furtive d’une martre. Je sors de la forêt.

20h00, une ombre passe dans le champ, j’attends. Lentement des silhouettes se découpent sur le ciel qui s’obscurcit. Ombres chinoises.

14 septembre

7h00, quelques nuages, peut être de belles couleurs au lever du soleil? J’explore l’horizon et de très loin je crois discerner une forme au sommet d’un des arbres de la lisière. Il faut que je me déplace, en restant bien à distance, pour essayer de la voir se découper sur fond de soleil levant. Mais dans l’axe du soleil il y a trop de végétation qui intercepte ma vision.

7h20, le ciel rouge met en valeur la cigogne noire.

8h15, à contre jour sur fond de ciel couvert, dans les buissons d’autres merveilles, mésanges à longue queue et rouge gorge.

8h25, concentré sur les mésanges je me sens observé. In extremis je repère un jeune chevreuil qui observe ma lente progression.

8h35, profusion de toiles d’araignées orbitèles, épeires à quatre points et argiope frelon, mais aussi papillons et dernières fleurs de l’été: azuré bleu céleste (Lysandra bellargus) et gentiane champêtre (Gentianella campestris).

Bord du chemin

Chevreuils en bordure de champs, une chevrette et son faon. Un faon, deux? trois? Un brocard.

Est ce la première rencontre entre le brocard et les faons? Ils s’approchent avec méfiance, s’aplatissent au sol dans l’attente inquiète des réactions du brocard. Avant de rejoindre un autre faon et de jouer tous les trois à courir et sauter dans la haie.

Au bout du chemin , les jeux aériens bruyants des jeune faucons hobereaux sous le regard des pies et des corneilles.

En rentrant, je surprend dans le jardin l’épervier qui vient d’attraper un étourneau. L’épervier a mal assuré sa prise et l’étourneau s’envole sans y laisser de plumes.

Sur les cosmos le petit groupe de chardonnerets reprend sa récolte de graines.