Contre-jours

Lever du soleil

Lumière rasante

En contre-jour et ombres chinoises

Avant l’aube déjà les grues décollent

Et les mouettes commencent leurs pêches

Au sol le pygargue guette

Son envol déclenche la panique chez les canards

Passage de la nuit au jour

de l’ombre à la lumière

un beau chat forestier

De beaux vols de grues cendrées

Au lever du jour

Les petits passereaux et les plus majestueux

s’invitent à la fête des grandes aigrettes

Sous la pluie

Reflets gris du ciel dans l’eau

Reflets des oiseaux et des herbes.

Aux premières gouttes le martin pêcheur dans les roseaux

Les canards souchets s’ébrouent.

Les gouttes rebondissent sur l’étang

Dans les bulles, imperturbable le grèbe plonge 

Devant le miroir brouillé le martin pêcheur attend

L’aigrette convoite la place

L’arc en ciel glisse sur l’eau

 

Oiseaux en automne

Blanches aigrettes dans la brume et le brouillard

Grèbes huppés, cygnes et cormorans qui glissent sur l’eau

Les pygargues attendent patiemment, puis explorent leur territoire

Au soleil couchant , venues du Nord, passent les grues cendrées

Éclats dans le brouillard

Un brouillard matinal qui tarde à se lever

qui me cache aussi, un peu.

Les cormorans hésitent, le héron attends.

 Une aigrette se lance, les autres suivent.

 Un cri strident, un vol rapide, une flèche rouge et bleue, un martin pêcheur passe!

 Soudain le tumulte, juste devant moi, un tourbillon de plumes et d’eau.

 Un éclat pour une limite de territoire qui laisse les deux martins pêcheurs tout hébétés, le plumage dérangé.

 Et puis tous s’envolent sauf les corneilles qui accueillent sa majesté.

Dans le jardin

Les noix ont mûri,avec le vent elles tombent en pluie.

Un lutin roux court dans tous les sens.

Il semble dépassé et ne plus savoir où ramasser, où cacher ses réserves hivernales.

 Les fauvettes ont vidé le sureau, et les mésanges pillent les tournesols à peine défleuris.

 Tariers pâtres et Rouges-queues noirs  plongent sans discontinuité dans l’herbe pour gober les insectes.

 Pour tous l’équinoxe est le signal qu’il faut vite se préparer à la saison froide.

Chevaliers et bécassines

L’été se termine

 les migrateurs commencent à arriver sur les berges des étangs

 Aigrettes garzettes, bien plus petites que les grandes aigrettes

  Chevaliers aboyeurs qui chassent les tous petits poissons

 Bécassines des marais, mimétiques

ont rejoint oies cendrées et vanneaux huppés.

Certains petits étangs, sans arrivée d’eau sont complètement secs

Les poissons morts ont été une aubaine pour les milans et corneilles.

Les renards aussi en ont profité

L’été des pygargues

Quelques unes des images de cet été

Le plus souvent saisies très fugacement après plusieurs heures d’attente

Parfois très longues quand avec la température qui remonte les moustiques m’ont repérés. Les couches de filets de camouflage et les répulsifs ne sont plus guère efficaces.

Un autre étang

Juvénile inexpérimenté

déjà majestueux et instinctivement craint

Son arrivée à l’étang a provoquée l’envol de tous les autres oiseaux.

Il est passé et repassé devant moi avant de se poser dans l’eau et de s’y baigner.

Moment très rare et magique.

J’en ai oublié les moustiques qui pourtant m’assaillent comme jamais, profitant de mon immobilité.

Était ce Artémis, déesse de la nature et de la chasse ? elle même?

Fille de Zeus et de Léto, sœur jumelle d’Apollon

me voila plongé dans la mythologie…

http://l-ete-des-pygargues

Portraits à l’approche

Fin aout,

L’herbe craque sous mes pas dans les prés grillés.

Très lentement, j’avance en veillant à la direction du vent.

Difficile d’approcher les renardeaux qui chassent les sauterelles

ou le chat sauvage qui guette les mulots le long de la  roselière .

Les aigrettes et hérons pêchent près des berges, attentifs au moindre frémissement.

Juste avant la nuit,je passe près d’ un faon de chevreuil goute les herbes des vasières.

Il ne m’a pas repéré lorsque je suis reparti dans la nuit.

L’automne et les colchiques, peut être la pluie? enfin?