Orchidées

J’ai refait mon circuit favori.

Entre pâtures, champs et friches, dans l’espoir de surprendre la magie et la beauté de l’instant.

Tout à ma recherche des orchidées, cachées dans les herbes sèches et dans les buissons je ne pensais plus du tout aux renardeaux.

Le vent ne m’était vraiment pas favorable mais j’ai quand même pu échanger un regard.

Sur le bord de la petite route les alouettes cherchent où nicher et les bergeronnettes construisent leur nid

Envol

Depuis 15 jours les mésanges bleues n’ont pas cessé leurs allées et venues.

Elles ont même progressivement intensifié leur activité.

Et depuis hier elles ont changé leur manège. Elles vont devant le nichoir, une chenille dans le bec, appellent, mais n’entrent plus à chaque fois.

Et en début d’après midi une petite mésange est sortie, sans savoir voler. .Les plumes des ailes sont très courtes encore.

Pour la mettre hors de portée des chats et autres prédateurs nous l’avons posé dans une jardinière, sur le rebord de la fenêtre , à l’étage. Les parents l’ont de suite nourri.

Et aujourd’hui quatre autres petits oisillons se sont retrouvés au sol. Cette fois nous les avons posés dans un sureau et tout l’après midi, malgré les averses, les parents ont assuré le ravitaillement. Et il y a encore d’autres petits dans le nid …

Mai

Brumes matinales et fraicheur,

mais les oiseaux de l’été reviennent.

Ceux qui vont nicher dans les roselières, les fauvettes aquatiques, le héron pourpré…

Ou qui ont déjà des poussins .

Un peu partout, dans les buissons à proximité de l’eau, les rossignols chantent.

Dans le vieux verger les rougequeues à front blanc et les mésanges se disputent les cavités.

Dans le jardin, pour aménager leur nid installé dans le nichoir mis en place l’an dernier, les mésanges bleues défont les liens du rosier grimpant !

L’occasion de revoir la mésange bleue au bec plus long qui venait à la mangeoire cet hiver.

Oiseaux des prés

Hier matin je voulais voir si, au terrier de l’étang les renardeaux commençaient à sortir.

J’ai rencontré d’abord le tarier pâtre, perché sur un piquet de parc pour chasser les insectes, puis un pipit qui courrait dans l’herbe.

Deux grues qui changent de pâture. Concentré sur sa chasse le busard se rapproche, tout surpris de me trouver là!

Avant d’arriver il y avait des chevreuils dans les champs et aussi juste devant la sente qui mène au terrier. Une chevrette et son jeune de l’an dernier qui sortent du marais et viennent vers moi. J’entends des sangliers dans les roseaux , ce sont certainement eux qui ont poussé les chevreuils et les oies à se déplacer.

Je m’apprête à faire demi tour pour ne pas les déranger quand sort un renard, la mère certainement. Elle devine ma présence, il n’y à presque pas de vent mais assez quand même pour qu’elle m’identifie comme un intrus.

Je retourne en forêt,dans les primevères et les cardamines . Cette fois le vent m’est favorable, j’arrive à 20m du terrier. La renarde est couchée, elle vient certainement d’allaiter ses petits qui dorment encore à l’abri.

Renouveau

En partant pour le bal des lièvres

j’ai rencontré un lièvre solitaire, deux chevreuils le long d’une haie

trois hirondelles perchées sur un fil.

Plus loin, des mésanges cueillaient les chenilles dans les fleurs des pruneliers…

 Dans la rosée il y avait un,deux, trois, quatre lièvres qui se suivaient,

grignotant un brin d’herbe à l’occasion, faisant un brin de toilette lors d’une pause, avant de reprendre leur ronde.

 En les quittant j’ai croisé trois chevreuils en pleine sieste,

 une pie bavarde  dans les pâquerettes, cinq moineaux sur un toit…

Instants fugaces et magiques

 une matinée calme, des oiseaux seulement au loin:

 des grues posées, un grand groupe en vol,

 des mouettes derrière un tracteur,

 des aigrettes et des canards pilets

 mais des projets d’approche et d’affut pour les jours à venir.

  Il est 11h45, de la route je perçois un mouvement dans l’herbe.

 Juste le temps de rentrer dans un chemin et déjà le chasseur est prêt à bondir

 L’observation n’a duré qu’une minute, et entre la première et la dernière image il y a 38 secondes!!!

 Le chat a traversé la route avec le mulot, une voiture arrivait qui heureusement a ralentie.

  Il y a quelques jours j’avais guetté ce chat sauvage en lisière de forêt sans penser qu’il traversait aussi la route départementale.

 

Avant le printemps

Une journée ensoleillée,

 je guettais le retour des grands rapaces mais c’est l’un des plus petits oiseaux qui est venu vers moi.

Je m’étais posté sans le savoir trop près de l’endroit où ce troglodyte mignon construit son nid. J’ai reculé de quelques pas et il n’a plus cessé de transporter de la mousse.

 Il y a aussi eu une mésange bleue qui s’est perché au-dessus de moi pour décortiquer une faine et un couple de grimpereaux des bois qui cherchait un emplacement pour leur nid.

 Quand je les ai laissés au milieu de l’après midi j’ai surpris un brocard qui voulait changé de bosquet. Il n’a pas oser passer …Son pelage est tout peigné par les branches des buissons qu’il vient de traverser.

 J’ai attendu qu’il s’éloigne pendant que le pouillot véloce et la mésange nonnette  s’activaient dans les saules. Plus loin un étourneau gobait les dernières cenelles.

Il y a aussi eu de grands vols de pigeons ramier qui remontent vers le Nord et des grues qui font une étape dans leur grand voyage.

 

Oiseaux des étangs

En passant d’un étang à l’autre

Où les cormorans pêchent en groupe,

des faisans, survivants d’un lâcher automnal déambulent surpris d’être encore là,

des Cigognes de retour de migration font une halte pour se restaurer. Il y en avait 18 dans le parc qui cueillaient les vers de terre.

Plus loin, à l’abri de la haie un autre groupe de migratrices, des grues cendrées , bien plus farouches.

Un ragondin, à l’abri de la roselière, des cygnes sur l’eau des vanneaux huppés sur la vasière.

J’observe les oies cendrées qui inquiètes alarment, un gros rapace dans le ciel!

Un jeune Pygargue semble s’amuser à semer la panique parmi les canards , les hérons et les aigrettes.

Quand il s’éloigne j’observe plus longtemps les cygnes, il y a 18 Cygnes de Bewick. Peu fréquents, ils se reposent et font des réserves avant de rejoindre leurs sites de nidification dans l’arctique russe.

Pêche à l’étang

Le petit étang est pêché tous les ans, tôt au printemps. C’est un étang où sont élevés(entre autres) des brochets pour la reproduction .

La vidange de l’étang a commencée il y a 10 jours et la baisse du niveau d’eau n’est pas passée inaperçue pour les oiseaux. Les aigrettes, hérons et cigognes en ont profité pour se refaire des réserves .

C’était parfois comme un ballet, une chorégraphie d’oiseaux blancs qui se disputaient un poisson ou une bonne place pour pêcher.

Il y a aussi d’autres visiteurs pêcheurs ou pirates. Et les oiseaux des vasières…

Et aussi quelques grues et sur d’autres étangs des hivernants nordiques comme les garrots à l’œil d’or qui ont commencé leurs parades

Avant le dégel

Nuits glaciales, bise mordante

mais le soleil, lentement réchauffe et juste avant le soir

quelques gouttes le long du toit et des glaçons se forment

Sous l’action du vent les flaques sur l’étang s’élargissent, frangées de formes étranges

Les oiseaux ont froid et visitent le jardin où ils trouvent des noix et des pommes

Et déjà des crocus percent sous la neige