Au bord des étangs ou dans les champs, le retour des grandes aigrettes ne passe pas inaperçu.
Assis au bord d’un étang, derrière un arbre mort en partie tombé dans l’eau et caché par le feuillage encore relativement dense, j’ai attendu.
Toute modification dans leur paysage habituel intrigue les oiseaux. Les canards colverts et les oies ont manifesté bruyamment leur inquiétude et ont fait un détour en passant devant moi.
Les cormorans se sont bientôt perchés en nombre à proximité, puis les aigrettes.
Les plus proches ont scruté les feuilles pour discerner une éventuelle menace dans la masse sombre que je formais
Lorsque le héron s’est posé à moins de 5 mètres je me suis vu démasqué, mais il n’a manifesté sa contrariété que par des cris, hérissement de plumes, sans s’envoler.
La difficulté était grande de réussir une image en déplaçant l’objectif centimètre par centimètre pour profiter d’une trouée entre les feuilles sans me faire découvrir avant la nuit.
Ballet aérien d’ailes légères, une poursuite d’ une demi douzaine de papillons blancs tachés de noir s’élève au-dessus de la haie. Ils redescendent pour butiner les fleurs d’Asters qui s’épanouissent à l’abri du vent du Nord. J’ai compté jusqu’à dix-sept Piérides ensembles dans le jardin.
Presque aussi nombreux les Paons du Jour semblent disparaitre quand ils ferment leurs ailes. Leurs chenilles ont fait leur régal des orties du bord des chemins.
Plus éclatants, les Petit Nacrés changent rapidement de fleur à la moindre ombre qui les effleure .
Les Belles Dames font le plein de nectar, elles ont besoin de beaucoup d’énergie pour leur voyage vers le sud. Certaines, nées parfois bien plus au nord, vont tenter de regagner les bords de la Méditerranée voire l’Espagne ou le Maroc avant de revenir l’année prochaine.
Les Paons du jour vont chercher des abris, dans un lierre épais, une cave ou un grenier où ils vont attendre le printemps pour ressortir. Comme le Citron qui passe tout l’hiver caché à l’abri et vole parfois dès les premiers jours de mars. Une autre espèce qui hiverne mais qui a une première génération en juin-juillet, le Robert-le-Diable (Polygonia c-album) qui comme son nom l’indique, a une tache en forme de C blanc au revers des ailes postérieures.
D’autres passent l’hiver au stade d’œufs, de nymphe ou de chenille. Les plus rares et menacés sont les azurés et cuivrés. La plupart des espèces pondent leurs œufs sur des plantes pour lesquelles leurs chenilles sont spécifiques. Certaines espèces sont ainsi inféodées strictement à des milieux particuliers où ces plantes vivent et sont souvent menacées de disparition quand ces milieux régressent.
Certains Azurés, comme Lysandra coridon, etc.), ont des chenilles qui, après leur troisième mue, se laissent capturer par des fourmis qui les entraînent dans leur fourmilière (ou gagnent la fourmilière par elles-mêmes). Là, la chenille va se nourrir des œufs et des larves des fourmis, mais en échange, la chenille, puis la nymphe, vont sécréter des jus sucrés qui semblent faire le bonheur des fourmis qui les lèchent.
6h15, je marche de nuit vers la lisière. Malgré mes précautions j’ai l’impression de faire un bruit d’enfer en marchant sur les feuilles sèches et les brindilles du sous bois.
6h50, la brume s’étire, un mouvement dans l’herbe… Un chat sauvage qui réagit trop vite aux déclics de l’appareil.
7h45, le soleil s’est levé, la lisière est encore dans l’ombre. Un renardeau mulote le long des roseaux. Il vient à dix mètres déposer sa signature sur une motte de terre.
8h40, un tour d’horizon avec les jumelles sur l’étang, je découvre le juvénile de pygargue; Je ne l’ai pas vu arriver mais le passage d’un grumier sur le chemin le fait s’envoler…
9h20, une aigrette se pose sur la même branche
Sortie en fin de journée
17h30 à 19h30, les oiseaux restent loin, le jour décline les geais passent en criant. Un merle alarme longuement , un bruissement derrière moi , je distingue à peine la fuite furtive d’une martre. Je sors de la forêt.
20h00, une ombre passe dans le champ, j’attends. Lentement des silhouettes se découpent sur le ciel qui s’obscurcit. Ombres chinoises.
14 septembre
7h00, quelques nuages, peut être de belles couleurs au lever du soleil? J’explore l’horizon et de très loin je crois discerner une forme au sommet d’un des arbres de la lisière. Il faut que je me déplace, en restant bien à distance, pour essayer de la voir se découper sur fond de soleil levant. Mais dans l’axe du soleil il y a trop de végétation qui intercepte ma vision.
7h20, le ciel rouge met en valeur la cigogne noire.
8h15, à contre jour sur fond de ciel couvert, dans les buissons d’autres merveilles, mésanges à longue queue et rouge gorge.
8h25, concentré sur les mésanges je me sens observé. In extremis je repère un jeune chevreuil qui observe ma lente progression.
8h35, profusion de toiles d’araignées orbitèles, épeires à quatre points et argiope frelon, mais aussi papillons et dernières fleurs de l’été: azuré bleu céleste (Lysandra bellargus) et gentiane champêtre (Gentianella campestris).
Malgré la météo très humide et fraiche quelques papillons volent encore en ce début de mois d’aout.
Ils profitent de l’exubérance des floraisons estivales et de la prolongation des fleurs printanières.
En allant à leur rencontre je prends toujours le même chemin.
Et je croise aussi, dans la plaine céréalière ou dans les chemins bordés de haies, des oiseaux et parfois, selon la direction du vent, je surprend un chevreuil. Surtout des brocards, c’est leur saison des amours.
Cigogne blanche
Couple de cigognes
Jeune mésange bleue
Vrilles de la bryone
Mésange à longue queue
Mésange à longue queue
Mésange à longue queue
Milans noirs
Milan noir
Passe son impatience sur un tournesol
Ombrelle
Brocard
Brocard
Coriace cet épis
Changement de cap
Gazelle dans les chaumes
Brocard
Brocard
Trop près de l’intrus
Chevreuil
Brocard de l’aube
Moineaux dans les blés
Faucon crécerelle juvénile
Jeunes moineaux dans la haie
Lièvres
Azuré sur centaurée
Azuré sur lotier
Azuré, dessus et dessous des ailes
Azuré
Tournesol
Sur le chemin
Cachée?
Azuré
Verdiers en famille
Verdiers
Bruant jaune
Verdiers
Pie grièche écorcheur juvénile
Pie grièche écorcheur mâle
Chardonneret élégant
Chardonneret
Brocard
Brocard
Brocard
Grosbec casse-noyaux
Grosbec casse-noyaux
Carottes sauvages
Carottes et Peucedan officinal
Brocard
Brocard
Brocard dans les fleurs
Mésange à longue queue
Mésange à longue queue
Mésange bleue accrobate
Pie grièche mâle
Pie grièche femelle
Pie grièche écorcheur juvénile
Azuré sur marguerite
Azuré sur centaurée jacée
Fleurs du bord du chemin
Azuré sur knautie (Knautia arvense)
Salsifis des champs (Tragopogon pratensis) et triongulin ( larve de Méloeé
Émergence de centaines de papillons sur la pelouse calcaire
Grande variété de fleurs visitées par les papillons Demi-deuil (Melanargia galathea) parfois appelé Échiquier ou Échiquier commun . Sa chenille se développe sur des graminées.
20 minutes d’observation sur une fleur pour photographier tous les insectes qui s’y posent
Tel est en gros le protocole du SPIPOLL du Muséum National d’Histoire Naturelle https://www.spipoll.org/Suivi Photographique des Insectes POLLinisateurs
Et je me suis pris au jeu. Il permet d’observer les insectes, de découvrir leur diversité et leur importance.Et il stimule la curiosité et l’attention.
Avec la météo changeante et relativement fraiche , peu d’espèces.
Séquence sur Achillée millefeuille,intermède sur coréopsis puis séquence sur Sedum, Sauge et Épiaire…
Ichneumon femelle sur Achillée
Petit Molorque
Ichneumon mâle – Gasteruption
Abeille solitaire
Coléoptère nitidulide
Abeille solitaire, Halicte?
Syritte piaulante
Syritta pipiens
Fourmi
Nitidulide
Punaise
Syrphe porte plume
Abeille solitaire
Nitidulides
Oedemere femelle
Lepture rouge mâle
mouche conopide
Leptura rubra femelle
Clairon
Eristale
Syrphe ceinturé
Abeille mellifère sur Sedum
Abeille solitaire
Nitidulides
Xylocope saupoudré de pollen de campanules
Bourdon terrestre sur sauge
Apis mellifera
Bourdon terrestre
Xylocope sur Épiaire laineuse
Xylocope
Bourdon
Bourdon
Abeille solitaire
Mouche – Sepside
Anthidie
Balanin des noisettes -Curculio nucum -sur Scorzonère
Il fait chaud, beaucoup trop chaud. Et à proximité de l’étang il ne fait guère plus frais et il faut faire avec les moustiques
Les oiseaux limitent leur activité et ce n’est que dans les premières heures du jour ou le soir qu’ils bougent un peu.
Derrières les herbes de la berge passent une couleuvre à collier et une nichée de colverts
et le martin pêcheur interrompt ses passages éclairs pour un brin de toilette, juste devant moi.
Le soir le soleil dessine un ciel d’orage rouge et noir
Parfois l’attente est longue et me permet de détailler le plumage et les attitudes d’un grand cormoran. Il y a aussi les hérons qui se disputent leurs bons coins de pêche. Les jeunes , envolés récemment n’ont aucune notion du protocole.
Il y a aussi, parfois un héron pourpré qui sort de la roselière, et encore plus rarement des foulques avec leurs poussins.
Il fait chaud et s’ajoute encore la chaleur et la poussière du Sahara avec la poussée du Sirocco jusqu’au pays des étangs…
Je reviens régulièrement sur le même circuit, plusieurs fois par semaine avec à chaque fois de nouvelles rencontres.
Je n’ai pas eu la chance de photographier des faons, vus furtivement dans les herbes hautes. Les renardeaux m’ont repérés, et m’observent couchés dans les herbes ou les pruneliers.
J’ai cherché des morilles et n’ai trouvé que les cousines, les Verpes coniques. Au moins aussi rares elles sont réputées nettement moins bonnes.
Et dans les lisières s’épanouissent des fleurs de plus en plus rares ailleurs.
Avec quelques jours de retard par rapport à l’année dernière les pelouses calcaires se sont illuminées.
Certaines orchidées commencent juste à s’épanouir, d’autres sont déjà fanées , mais toutes sont relativement discrètes, d’autant que les graminées et toutes les autres plantes herbacées ont bien poussé après les épisodes de pluie.