Grands corbeaux

Exceptionnels en plaine il y a quelques années,

les grands corbeaux se signalent par leurs cris et leurs parades acrobatiques.

Ils survolent les crécerelles à l’affut, les chevreuils qui se glissent sous les clôtures.

Pour les grues c’est l’heure du départ.

Cigognes blanches

Juste derrière la haie du jardin trois oiseaux blancs se posent.

Puis cinq autres, d’autres encore…une pause dans le voyage retour pour une trentaine de cigognes blanches.

Après les averses elles repartent vers le Nord

Haute couture

Petites boules de plumes, les orites à longue queue construisent leur nid dès la mi mars.

Il leur faut plus de quinze jours et des centaines de navettes pour achever leur nid en boule.

Composé de mousses et de lichens assemblés avec des toiles d’araignées et de petits brins d’herbes, il est garni à l’intérieur par une multitude de plumes et de poils.

Floraisons

Premiers signes de la fin de l’hiver, les clochettes des nivéoles

Puis le joli-bois aux fleurs roses très odorantes

Avant le déploiement du tapis blanc des anémones sylvie

Toutes se hâtent avant l’apparition du feuillage qui obscurcira les sous bois.

Grues , en halte migratoire

De grands vols traversent la France depuis la mi-février. Sur la diagonale qui va du Pays Basque au Luxembourg, certaines font une pause dans les champs derrière la maison. Les 1er et 2 mars il y en avait près de 600…

Et le 3 mars ce sont 61 000  grues cendrées qui sont dénombrées en Hesse, près de Marburg (Allemagne), qui remontent vers leurs sites de nidification. Peut-être certaines avaient-elles fait étape ici, comme cette grue baguée jeune en Pologne.

Très farouches, sensibles au moindre mouvement, il y en a toujours qui interrompent leur recherche de nourriture pour regarder autour d’elles. Et à la moindre alerte , au mieux elles s’éloignent rapidement ou s’envolent toutes. J’ai dû attendre 3 jours pour qu’elles se rapprochent suffisamment .

Chevreuils et grues cendrées

Les grues sont sur le départ, les couples se forment et dansent.

Les chevreuils , regroupés, les rejoignent dans les pâtures.

Le fort vent du Nord contrarie la migration de retour des grues.

Certaines sont bloquées dans leur progression vers le Nord-Est et parfois reviennent en arrière. Et cherchent à se nourrir dans les champs.

Ainsi plus de 1000 grues sur une parcelle , non loin de la maison.

Elles arrivaient le matin, dès 7h10 et repartaient juste quand le soleil disparaissait à l’horizon

Lumières de fin d’hiver

Au matin sur l’eau libre les couples de canards se forment.

Au soir, sur la vasière les aigrettes se disputent les proies devenues plus rares.

Sur l’étang des couples de garrots sont déjà formés.

Après les parades , les pariades sont complexes.

Peut être une nichée à venir pour ce printemps?

Brumes

Coucher de soleil rouge

Nuit claire , calme et froide

Au matin, brouillards …

Aigrettes et hérons, à peine visibles, se mettent en quête

La brume se lève; les corneilles, le héron et le renard…

Les mouettes et le héron ont repéré « quelque chose » dans la vase.

Ils l’ont scrutée, tâtée du bec, picorée, pendant plusieurs minutes.

La corneille est arrivée, l’a regardée à gauche ,à droite et l’a prise dans son bec.

C’était une grenouille moribonde prise dans la glace

Ne plus perdre un instant

Plein soleil et températures plus douces.

Les migrateurs hivernants sont en émoi.

Les parades des canards pilets et des garrots à l’œil d’or

rassemblent de petits groupes où les couples se forment.

Les cygnes de Bewick qui nichent dans l’arctique russe, les toundras de Sibérie

s’étaient regroupés en petits groupes dans les cornées d’étangs, sur la glace parfois.

Les couples sont formés sur la durée et repartent ensemble vers le site de nidification.

Réveil de l’étang

Avec les journées qui rallongent les oiseaux commencent leur nouvelle saison de reproduction .

Sur le petit étang, plusieurs cygnes tuberculés ont passé l’hiver, en bonne entente mais en gardant leurs distances.

Ce matin l’ambiance a changé. Un couple s’est imposé et chasse tous les autres. Certainement le même que l’an dernier qui assure avec beaucoup de bruit et de poursuites sa préséance sur l’étang.