La halte se prolonge.
Restant toujours aussi farouches et discrètes
Les cigognes noires se sont pourtant, un jour, exposées à la vue de tous.
Mais très rares sont ceux qui les ont vues, perchées près de l’étang en fin de matinée…

























Images du Saulnois,pays des étangs
Découvrir la faune et la flore de la Moselle Sud Est
La halte se prolonge.
Restant toujours aussi farouches et discrètes
Les cigognes noires se sont pourtant, un jour, exposées à la vue de tous.
Mais très rares sont ceux qui les ont vues, perchées près de l’étang en fin de matinée…
Haltes migratoires, fin du mois d’août, début de septembre
Noires et blanches, elles passent par ici pour gagner le Sud.
Avant de franchir la Méditerranée, elles font des réserves pour leur long voyage.
Bien visibles dans les champs,voire sur les toits, les cigognes blanches voyagent le plus souvent en groupe.
Les cigognes noires, plus discrètes et bien plus rares, restent loin des humains.
Elles prolongent l’escale sur les berges des étangs ou les prairies humides.
Les oiseaux, secrets et discrets, s’envolent souvent au moindre dérangement.
La crainte des humains est si fortement ancrée que leur observation n’est, la plupart du temps , possible qu’ à distance .
Pourtant leur vol , ample ou papillonnant, est un spectacle fascinant.
L’herbe à été fauchée partout et les moissons sont bien avancées.
Leurs habitants sont déboussolés d’être ainsi mis à découvert.
Un renardeau a trouvé une prairie plus humide où l’herbe repousse et où il chasse les sauterelles.
Les chouettes chevêches se sont rapproché du village , elles chassent les mulots qui se sont réfugiés sous un vieux tas de pneus.
La chevrette conduit ses faons vers le rideau d’arbres qui borde un petit ruisseau , là ou il reste de l’herbe verte.
Les lièvres fréquentent les bords de champs et de chemins, les lisières pour s’éclipser discrètement en cas de danger. Un petit levraut vient à ma rencontre, me dépasse et sursaute quand soudain il arrive à ma hauteur. Il file sur 20 mètres puis se demande si c’était une menace sérieuse et reprend sa pérégrination.
Très tôt le matin un premier balbuzard prend son envol,
le second se lance peu après, le troisième va encore rester un jour de plus.
Au dessus des champs et des prés, les oiseaux cherchent soit des graines comme les Moineaux, ou des mulots et des sauterelles, comme les Cigognes, Busard des roseaux ou Milans noirs
Les pelouses calcaires étaient encore vertes et fleuries en juin
Elles sont maintenant grillées par le soleil et la sécheresse
Les fleurs et les papillons ne sont plus qu’un souvenir
Passe passe le temps…
8 juin, près d’un chemin en forêt un faon gambade en suivant sa mère
Je le retrouve, bien grandi, 20 jours plus tard, quasiment au même endroit. Il n’a presque plus de tâches blanches.
Le lendemain en allant observer les oiseaux des marais, dans un champ de blé, une chevrette dont je ne vois que les oreilles et le museau quand elle déguste les feuilles de liseron, se rapproche de la roselière. Parfois devant elle, parfois derrière elle, les blés ondulent: elle est accompagnée par un ou deux faons.
Elle m’aperçoit- je suis complètement à découvert- et s’éloigne en alarmant. C’était plus pour attirer l’attention sur elle car les faons , insouciants sont sortis tout près de moi. mais la méfiance,gage de leur survie les incite à fuir rapidement.
C’est l’heure de l’envol des jeunes Rouges-queues noirs.
Les pics épeiches ne vont plus tarder à quitter leur loge.
Les renardeaux font leurs premières explorations un peu plus loin
Retournent vite se réfugier lorsque surgissent les grosses bêtes noires.
Parti à l’affût des pics noirs, je surprends une chevrette.
Elle ne part pas vraiment, son petit ne doit pas être loin.
Avant de m’installer, alors que je tente de repérer le nid du gobemouche à collier j’ai presque marché sur un faon couché au pied d’un chêne.
Je fais demi-tour: le faon est à moins de 5 mètres de mon affût pour les pics!
En ressortant de la forêt j’aperçois au loin , en lisière 4 renards. Un autre terrier où je vais aller le soir même.
Et en revenant de l’affût des renards je rencontre un chat forestier qui mulote.
Dans la plaine où toutes les prairies sont fauchées pour les foins une chevrette a trouvé refuge dans un champ de blé.
Les faons s’amusent et galopent comme des fous autour d’elle.
La mère surveille un renard qui mulote à l’autre bout du champ.
En lisière, les lièvres dégustent les herbes qui ont échappées à la faucheuse.